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Homéopathie : Le choix du remède

lundi 7 février 2005

 

Pour chaque malade, il va bien falloir à un moment donné, choisir. Choisir ce qui paraît le plus le caractériser.
Faire l’homéopathe, c’est quelque part cela, ni plus ni moins...


Homéopathie appliquée : "Choisir pour prescrire"

CHOISIR...........

Depuis près deux siècles maintenant,les homéopathes mettent au point la matière médicale(MMH),en valorisant méticuleusement chaque caractéristique individualisante. Et pourquoi ne pas profiter de tout cet excellent travail ?

En effet, dans sa merveilleuse simplicité, l’homéopathie ne consiste que dans l’application de la loi de similitude. Pour cela il suffit de donner au malade le meilleur semblable (il y a toujours meilleur que meilleur, mais n’oublions pas que la perfection est un paradoxe, qui
empêche toute possibilité d’amélioration à ceux qui la recherchent). Et pour le trouver, ce similimum, il suffit de trouver Le signe qui individualise et le malade et le remède. C’EST TOUT !!

Quoiqu’il en soit,ce signe dont la valeur est éminemment subjective sera découvert au cours de la consultation ; d’où l’importance primordiale de cette partie du travail de n’importe quel soignant. La consultation est en ce sens un "acte" relationnel particulier et je vous invite ici à vous attacher les services d’un praticien compétent. Ainsi les cas présentés "à froid" ne sont-ils d’aucun intérêt si l’auteur n’explique pas dans quel contexte et dans quel ressenti il a choisi tel signe plutôt que tel autre.

Comment savoir quel signe est plus individualisant qu’un autre ?

Qu’est-ce qui a de la valeur ?

Ce qui, tout en individualisant le malade risque d’individualiser un remède.
Comment le savoir sans connaître par cœur toute la matière médicale ? Pas évident du tout.

Il me semble vraiment capital de choisir d’abord les signes actuellement présents. En effet, mon expérience me confirme chaque fois l’idée suivante : un signe qui se rapporte à l’état pathologique actuellement actif va me permettre de trouver un remède qui aura toutes les chances d’être lui aussi actif. L’homéopathie, ne l’oublions jamais, c’est, et ce n’est que la similitude.

Alors...?

Certains signes de cette maladie individuelle intéressent plus que d’autres, car ils sont plus discriminatifs. Dans l’ordre :

- Une modalité : Voilà un signe très individualisant. A preuve, Boger l’a mis en premier dans son Synoptic-key. Une bonne et vraie modalité, pas banale, et il est inutilement fatiguant de continuer à chercher plus individualisant !
- Une suite-de (étiologie) : C’est très semblable à l’aggravation-par.
- Une concomitance (symptômes associés) : Ça ressemble à une modalité. Deux signes liés par synchronicité. C’est du "béton".
- Un aspect local très net, ou :
- Une localisation inhabituelle(ou un tropisme particulier).
- Un signe mental net, c’est à dire faisant vraiment partie de la maladie, et mieux encore si c’est un signe comportemental décrit ou observé .

Ainsi, si votre entretien a été bien conduit, et si vous avez la chance d’avoir en face de vous un cas qui relève effectivement de l’homéopathie, vous avez probablement mis à jour des symptômes (ou des morceaux de symptômes) rares, étranges, singuliers, caractéristiques, anomaux, etc...

Il ne vous reste plus alors qu’à chercher dans la matière médicale quel(s) remède(s) possède(ent) ce symptôme ou ce morceau de symptôme (localisation-fonction, sensation-aspect objectif, modalité), ou encore ce groupe de symptôme, à un aussi fort degré à l’intérieur de sa matière médicale, et choisir le plus congruent. Et c’est tout. C’est tout.

En préambule, avant d’ouvrir un quelconque répertoire, il faut bien savoir que les répertoires ne sont que des index de la matière médicale, qui elle-même n’est pas le reflet exact des résultats des expérimentations, puisque les effets des substances y sont déjà découpés pour y être classés.

Et puis surtout : La valeur d’un remède , à l’intérieur d’une rubrique d’un répertoire, n’est pas nécessairement la même que la valeur de ce symptôme (de la dite rubrique) à l’intérieur de la matière médicale de ce remède.

En pratique :

1 - Le malade "crie " son remède, comment dire "çà saute aux yeux". On le lui donne ! quand on connait ses MMH sur le bout des doigts, on vérifie quand même, à tout hasard. L’expérience et la logique montrent que l’on risquerait ainsi de perdre beaucoup de temps pour donner soit le même remède, soit pire, un autre qui se révélera moins bon.

2 - Nous voici avec un symptôme-clef ; c’est-à-dire qu’il comporte au moins 2 des 3 caractéristiques dont sont faits tous les symptômes, à savoir : une localisation-fonction, une sensation (ou un aspect objectif ), une modalité.
Cherchons alors la (les) bonne(s) rubrique(s) dans tout bon répertoire analytique, de type Kent, et choisissons parmi tous les remèdes de la rubrique, celui qui nous paraît avoir la mat. méd. la plus congruente. C’est en définitive toujours la matière médicale. qui décide. Pour réduire le choix, on peut s’aider d’un ou deux autres symptômes caractéristiques du cas (à un moindre degré bien-sûr), présents dans des grandes rubriques, qui trouvent d’ailleurs là leur meilleur usage.

3 - Malgré tous vos efforts, il n’y a rien de spécial, rien de rare dans ce cas. Il reste encore la possibilité d’utiliser le diagnostic nosologique. La plupart des répertoires contiennent des rubriques de ce type ; certains sont exclusivement cliniques : par ex. "Thérapeutique homéopathique du praticien"- Voisin. C’est pas mal aussi, personnellement j’y ai trés souvent recours dans mon coneil officinal.

EXEMPLE DE CAS CLINIQUES (Lombalgies, lombo-sciatiques)

1) Philippe G....., 36 ans - Gauche, tension des muscles lombaires, comme s’ils étaient trop courts, l’obligeant à marcher courbé (Amm-m, Kali-c, Sulf), douleur sciatique agg. assis, amel.. couché. Kent, répertoire : AMMONIUM MURIATICUM. Encore plus caractéristique est la sensation de tension dans les tendons du jarret, comme s’ils étaient trop courts (Causticum). A noter que Boger valorise plus Amm-m que Caust. en ce qui concerne la contracture musculaire.

2) Thérèse M...., 39 ans - Gauche. Antélisthésis L5/S1, engourdissements, fourmillements, élancements douloureux qui descend le long du membre, agg. en penchant la tête en avant. Boger, Synoptic-Key, répertoire puis matière médicale : KALMIA LATIFOLIA. Cimicifuga est très semblable dans ce cas, mais il est plus "rhumatismal", et n’a pas les engourdissements de Kalmia qui est nettement plus "neurologique". A noter que ce remède ne figure pas dans la rubrique des sciatiques du répertoire de Kent. Et c’est vrai qu’il ne s’agit pas d’un de ses tropismes préférés .

3) Jean-Pierre, 49 ans - Droite. Hyperalgique, agg. par le repos prolongé, am. par la flexion du membre, atteinte organique nette avec presque anesthésie, et impossibilité de se tenir sur la pointe du pied. Le neurologue consulté propose l’opération. Douleur comme un mal de dent, amél. tant qu’il bouge. Boger : nombreux remèdes possibles. Voisin : Le caractère "osseux"(mal de dent) de la douleur, l’absence d’amélioration par les changements de position(Ruta et Arn) et d’aggravation à la fatigue(Rhus-tox), et mon expérience me décident pour KALI-IODATUM.

4) Christelle, 29 ans - Droite. Agg. après le repos, et par le froid. Kent : Kali-p, Lyc, Rhus-t. Boger : permet d’étendre le choix à : Ars, Dulc, Ferr, Rhod, Sep et Zinc. L’absence de certaines modalités climatiques et de certaines caractéristiques générales me ferait éliminer facilement Ars, Dulc, Rhus-t, Rhod et Zinc. Mais, quand c’est possible je préfère choisir autrement que par défaut. Après échec de Rhus-t et de Coloc, je choisis un critère typologique. Il s’agit d’une vieille-fille, critiquant sans cesse ses supérieurs, mais sans jamais les affronter directement, ni chercher à prendre leur place : LYCOPODIUM. En dehors du fait que cette typologie mentale se rapporte particulièrement à Lyc, on peut en trouver la confirmation en prenant les symptômes qui la construisent. Boger : critical, exacting. Kent : manque de confiance en soi, et pour ceux qui aiment les symptômes-résumés : cherche querelle aux personnes, en leur absence.

5) Antoinette, 50 ans - Alternance de côté, à plusieurs reprises. Essai réussi de LAC-CANINUM. Cette modalité n’est vraiment fiable que si rien ne l’explique, et qu’elle est donc anomale, et que par ailleurs, rien d’autre ne semble pouvoir individualiser le cas.

6) Michèle, 44 ans - Gauche. Rien de caractéristique, aucune modalité nette, aucune sensation bien exprimée, rien.... sauf un concomitant : diarrhée depuis qu’elle fait un régime amaigrissant qui entraîne une nette augmentation de sa ration végétale quotidienne. Le médicament qui possède au plus haut degré la modalité d’aggravation par les végétaux, c’est Nat-s. C’est aussi un des plus indiqués lorsqu’il y a eu un traumatisme au niveau du système nerveux central. Est-ce le cas ? Non. Malgré tout, vu ce tropisme neurologique, je lui donne NATRUM SULFURICUM, qui rétablira sa santé.

7) Marie-Thérèse, 50 ans - Gauche. Pré-ménopause symptomatique, l’humeur comme la douleur s’améliorent très nettement à l’exercice physique très actif. SEPIA OFFICINALIS. Cas d’école !

Comme vous pouvez le constater, on n’exclue aucun moyen à priori, pour se permettre de choisir le bon répondeur. Tout n’est que question d’individualisation.

(Conférences D.U HOMEOPATHIE MONTPELLIER I 1992
"Choisir pour prescrire" Dr Villard)


Auteur : Frédéric

 

 




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