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Les Maladies de croissance : apport de la mésothérapie et de l’ostéopathie
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lundi 14 avril 2008

 

La mésothérapie et l’ostéopathie peuvent souvent écourter le délai de guérison de nombreuses maladies de croissance.


LES MALADIES DE CROISSANCE

L’essor de la pratique sportive dès le plus jeune âge, l’intensification et la diversification des sports pratiqués sur des êtres en croissance que sont les enfants et adolescents est à l’origine d’une recrudescence des pathologies liées à la croissance.
Dans cette catégorie d’âge, les structures tendineuses et le périoste étant très résistants, la zone de fragilité est constituée par l’insertion du tendon sur la structure osseuse.
Celleci est constituée par les noyaux d’ossification primaires et secondaires qui ne sont pas encore soudés.

Ces pathologies appelés aussi apophysoses ou ostéodystrophies ont une origine vraisemblablement mixte, microtraumatique et ischémique, et sont d’une grande prévalence dans cette classe d’âge.
Elles apparaissent habituellement entre 8 et 14 ans, touchent plus fréquemment le sexe masculin, ont volontiers un caractère bilatéral mais prédominent souvent en regard du membre dominant.
Elles touchent surtout le membre inférieur, surface portante du corps sur lequel s’amarrent des muscles puissants.
Les plus connues concernent :
.la pointe de la rotule (maladie de sindinglarsen), la tubérosité tibiale antérieure (maladie d’osgoodschlatter) pour le tendon rotulien,
.le calcaneum (maladie de sever) pour le tendon d’achille.

Leur diagnostic est la plupart du temps aisé et repose, sur un interrogatoire précis et complet s’enquérant :
.des antécédents paersonnels et familiaux du jeune patient,
.du sport pratiqué et du niveau de sa pratique,
.d’éventuelles modifications brutales qualitatives ou quantitatives de l’entraînement.

L’examen clinique met rapidement en évidence le trépied diagnostique classique :
.une douleur à la mise en étirement passif du groupe tendinomusculaire concerné
.une douleur à la contraction résistée de ce dernier
.une douleur à la palpation de l’insertion tendineuse ou enthèse.

Dans les formes typiques, l’examen clinique suffit habituellement au diagnostic.
Les radiographies éventuellement réalisées sont soit normales, soit mettent en évidence un noyau apophysaire fragmenté, irrégulier, ou condensé.

Le traitement comporte trois volets indispensables et indissociables :

1. le repos relatif ou absolu (en fonction de la sévérité des lésions et de l’adhésion du jeune patient aux recommandations médicales) est obligatoire car il limite les tractions de l’appareil tendinomusculaire sur les noyaux céphaliques permettant ainsi la guérison des lésions.
Sa durée est variable en fonction :
. du site lésionnel,
.de l’intensité des douleurs et de l’impotence fonctionnelle,
.du sport pratiqué et de son niveau de pratique,
.du stade de développement pubertaire.

Il est habituellement supérieure à 2 mois, ce qui chez chez nos jeunes sportifs, leurs entraineurs mais aussi leurs parents est considéré comme un couperet difficilement acceptable.

Dans les formes hyperalgiques ou chez des jeunes patients inobservants, le repos est parfois associé au port d’une immobilisation relative ou totale en position de détente tendinomusculaire sous la forme d’une atelle amovible voire d’un plâtre.

2. une rééducation appropriée, analytique visant à étirer le système tendinomusculaire et à calmer les douleurs grâce à une cryothérapie pluriquotidienne et à la diélectrolyse de gels d’AINS.

3. le traitement médicamenteux consiste habituellement en la prescription d’AINS par voie générale pendant une dizaine de jours environ.
Cependant, ceux-ci ne sont pas d’une grande efficacité compte tenu du caractère mixte microtraumatique et ischémique de ces ostéodystrophies de croissance.

Les infiltrations cortisoniques sont très déconseillées dans cette tranche d’âge car elles ne sont pas efficaces et peuvent surtout léser le cartilage de conjugaison.

4. La mésothérapie mérite d’être connue car cette thérapeutique est intéressante à plus d’un titre dans cette pathologie.

Qu’est ce que la mésothérapie ?

La mésothérapie est une technique thérapeutique d’origine française développé dans les années 1950 par le docteur Pistor.
Elle repose essentiellement sur les possibilités du derme à stocker des substances iatrogènes thérapeutiques et à les restituer progressivement se comportant en quelque sorte comme un réservoir de relargage.
La mésothérapie utilise des aiguilles intradermiques très courtes (4 mm souvent) et très fines (0,4 mm souvent).
Elle se pratique soit à la main soit à l’aide d’un pistolet automatique.

L’injection est quasiment indolore (quand elle est réalisée correctement) et comporte normalement l’injection d’une quantité de 0,1 à 0,2 ml de principes actifs par injection , qui forme ainsi une papule, répartie habituellement sur 4 ou 5 points.

En traumatologie sportive, les produits utilisés appartiennent essentiellement à la famille des : .AINS injectables (Feldene, par exemple),
.anesthésiques locaux (xylocaine, procaine,...),
.vasodilatateurs (Torental, Fonzylane,...) et
.calcitonines (Cibacalcine, par exemple).

Outre ses propriétés antiostéoclastiques, régulatrices de la microcirculation locale, antalgiques bien connues, la calcitonine semble avoir aussi des propriétés stimulantes de la vascularisation ostéochondrale.
Aussi, indépendamment des grandes indications de la mésothérapie que sont les tendinopathies, les enthésopathies, les pathogies arthrosiques, les séquelles douloureuses d’entorse, celleci se montre également bien utile dans le traitement des ostéochondroses.
En effet, en raison du site d’injection loco dolenti, la mésothérapie permet d’écourter la phase algique ainsi que le délai de reprise sportive.

En injectant le mélange suivant :
.1 ml de Feldène injectable
.2 ml de xylocaine 1%
.1 flacon sec de cibacalcine 0,25 mg

à une fréquence hebdomadaire, en parallèle au traitement AINS pendant 10 jours, au repos sportif et à la rééducation, le traitement mésothérapeutique permet d’obtenir une diminution très nette des douleurs et une reprise sportive moyenne au 30-45ème jour.

En outre, en raison des très faibles doses utilisées, de l’injection loco dolenti et de la très minime diffusion des principes actifs à l’extérieur de la zone à traiter, la mésothérapie jouie d’une excellente sécurité d’emploi.
Par ailleurs, dans un contexte de recrudescence des contrôles antidopage, elle présente l’avantage de ne pas positiver ces mêmes contrôles.
On comprend mieux pourquoi la mésothérapie jouie d’un tel engouement dans le milieu sportif de haut niveau (INSEP, notamment).

5. L’ostéopathie peut être une aide précieuse dans le traitement de certaines maladies de croissance. L’ostéopathe réalise en effet une détente des muscles qui s’insèrent sur les tendons incriminés. Le muscle se détend, donc le tendon se relâche, ainsi l’os sur lequel s’insère le tendon peut cicatriser plus rapidement.
L’ostéopathe permet également d’obtenir un alignement optimal des articulations ce qui permet de les "économiser".

En outre, l’ostéopathe repère et traite les déséquilibres du corps qui sont des facteurs favorisants des maladies de croissance.

Dr Gilles Mondoloni, Médecin ostéopathe, Médecin du sport (Maisons-Laffitte, Yvelines), Attaché des Hôpitaux de Paris.

Pour en savoir plus sur l’ostéopathie, lire "se soigner par l’ostéopathie, Dr Gilles Mondoloni, éditions Odile Jacob, 2006.

Conseils pour la pratique du sport :
http://www.dailymotion.com/video/x14uq27_medecine-du-sport-conseils-pour-une-bonne-pratique-du-sport-dr-gilles-mondoloni-maisons-laffitte_webcam


Auteur : Gilles MONDOLONI
Site Web : osteopathiemed.org

 

 




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